Notre fonctionnement

Aujourd’hui, la surface de presque cinq hectares entièrement en culture biologique, comprend du maraîchage en plein champ, des légumes sous serre froide, des oliviers souvent situés en bordure des parcelles, quelques arbres fruitiers, 450 poules pondeuses, et une bonne dose de projets…

Le travail est partagé par une personne en CDI, un jeune en contrat d’apprentissage, un ou deux saisonniers et moi-même. J’ai donné en plus une ouverture particulière de la ferme vers les étudiants en agriculture, qui passent en fonction de leur cursus (C.A.P. à ingénieurs) leur temps de stage pratique.

La vente, presque exclusivement en circuit court, se fait sur le marché paysan du Cours Julien à Marseille, par l’abonnement de familles en amap, et par une vente à la ferme. Le surplus est fourni à une biocoop et depuis peu à la restauration collective via une association de producteurs bio. Je suis passé, il y a quelques années, par la vente sur les marchés exclusivement, que j’ai abandonnée comprenant que trop de temps en dehors de la ferme mettait en péril son fonctionnement. Le système des amap démarrant en France à ce moment-là m’a permis de rebondir.

Cette orientation en vente directe oblige à avoir une multiplicité de légumes différents tout au long de l’année, qui entraîne une gestion des différentes parcelles très précise et très compliquée. Mais cela permet aussi d’assurer un certain niveau de vente, même en cas de problème sur une ou l’autre des cultures. C’est aussi intéressant de ne pas faire le même geste de récolte ou de plantation pendant des heures et des heures, mais de passer d’une culture à l’autre toute la journée. C’est d’autre part une satisfaction réelle de mener le cycle complet de chaque légume, du choix des semences jusqu’au retour des clients, au moment de la vente.

La labellisation, non pas recherchée pour elle-même, mais comme constatation d’un état de fait, s’appuie sur plusieurs normes ou concepts :

      • Production biologique : certifiée par Ecocert (tant que les lobbies à Bruxelles ne vident pas le fondement de la bio, comme cela a failli être le cas en 2011)
      • Production locale, Jardins du Pays d’Aubagne : contrôlée par Ulase, pour participer à une dynamique locale et être reconnu comme tel.
      • Production fermière ou Agriculture Paysanne, correspondant à une notion supplémentaire de taille familiale opposée à une exploitation de type industriel.

 

Nous ne sommes pas des "exploitants" du sol sur lequel nous vivons, mais bien des paysans, qui vivent au pays et du pays !

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